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Des ronds dans des carrés

Ce qui arrive parfois dans les cours  dits « de conversation » au stade élémentaire ou préintermédiaire (voire même débutant !) est que l’on demande aux élèves de parler, de s’exprimer ou  dire quelque chose  alors qu’il leur manque tous les éléments structurels;  c’est irréaliste parce qu’au stade initial on ne sait pas parler, puisqu’on est là pour apprendre. Le problème se pose ainsi  Pour pouvoir s’exprimer, il faut savoir parler. Pour savoir parler, il faut d’abord apprendre et il faut parler pour apprendre. Voilà  sans doute ce qui s’appelle mettre des ronds dans des carrés

Le danger du cours de « conversation » est qu’il soit  monopolisé par une seule personne.

Il s’ensuit une variété de problèmes. Les élèves n'arrivent pas à parler, ils sont stressés et déçus,  parfois déçus d’eux-mêmes, parce qu’ils ne se rendent pas compte que ce qu’on leur demande est irréaliste. Ou, quelqu'un dans le groupe est plus avancé que les autres (ce qui ne devrait pas arriver), ce sera toujours le même qui répondra et au pire la plus grande partie de la conversation sera assurée ... par  la maîtresse

S’exprimer sur n’importe quel sujet

Il est évident que seul  un locuteur ayant atteint un bon stade intermédiaire supérieur, maîtrisant du vocabulaire en suffisance et toutes les structures de base,  peut  véritablement s’exprimer dans une conversation libre.

Mais apprendre à parler en parlant est possible

Parler dans des contextes authentiques ou proches de la réalité est possible dès le début, simplement un certain nombre de conditions doivent êtres réunies au niveau de l’organisation de la leçon.

Nous ne prétendons pas avoir inventé  une méthode miraculeuse ; au stade initial d’un cours de langue les élèves ne peuvent pas commenter le weekend passé ou le match du soir d’avant, cela relèverait du miracle et cela se saurait,   mais nous avons quand même  mis au  point un système original 1. Le « manuel de cours » n’est pas notre outil principal

Nos cours ne se résument pas à un  « manuel + cahier d’exercices » acheté dans le commerce. Bien sûr, nous en utilisons aussi mais nous les choisissons en fonction d’un rôle différent  que ce qui est généralement le cas. Le rôle habituel  est d’ailleurs très simple : les  élèves font les exercices du livre. L’inconvénient du « manuel » est qu’il est  un produit standard.  Il ne sera donc  pas assez accessible pour  l’un, ennuyeux pour un autre,  la présentation ou le graphisme (c’est important !) ne plaira pas  au 3ème,  les caractères d’imprimerie seront  trop petits pour le 4ème . . . on pourrait continuer.

Une leçon entièrement basée sur un manuel standard, est un e leçon standard qui ne conviendra pas à chacun

2. Nous créons les  supports de cours  nous-mêmes Une grande partie des supports de cours,  qui peuvent être des activités imprimées, visuelles ou sonores sont créés par nous-mêmes.  La leçon de conversation au stade  très initial doit aussi faire appel à des objets, des gadgets, des « trucs », des choses empruntées à la vie courante. Ceci permet d’éviter les problèmes décrits ci-dessus parce qu’avec  une vaste « banque de supports et d’activités » il est possible de varier  les activités en fonctions des élèves et de les adapter.

3. Pour parler, il faut posséder du vocabulaire et savoir construire des phrases

C’est pourquoi, chez nous les moyens de conjugaison ou de grammaire qui seront nécessaires dans un contexte oral aussi proche que possible de la réalité, sont toujours expliqués de manière claire et accessible. Les élèves reçoivent des fiches d’explication bilingues que nous publions nous-mêmes, et  qui leur permettent de bien maîtriser les sujets successifs, ainsi que des  listes de vocabulaire  aussi bilingues.

4. La révision doit être  permanente

Pour réussir à parler et à s’exprimer progressivement de mieux en mieux, il faut maîtriser les sujets  successivement étudiés.  Malheureusement, il arrivent trop souvent que les élèves maîtrisent le sujet actuellement appris en classe et oublient ceux d’avant. Nos élèves reçoivent chaque semaine un programme de devoirs écrits qui révisent en permanence,  par rotation,  tous les sujets du programme. A force de revenir sur un sujet qui paraissait difficile ou insurmontable au début, ils finit par aller de soi et « sort » automatiquement dans la conversation. 5. Supprimer le stress Exemple d’une situation de stress : Les élèves arrivent au cours. On entame un nouveau sujet, par exemple un temps du passé, et pour voir si les élèves ont compris on leur demande de dire ce qu’ils ont fait dimanche passé. Ceci est source de stress qui empêchera certains de prendre la parole : le sujet est tout nouveau,  on n’a pas eu le temps de l’absorber et de s’y habituer. On a le réflexe de tout le temps vérifier dans son livre « si on dit juste ». Une enseignante n’est pas simplement une animatrice. Animer la leçon est la partie finale de son rôle. La leçon qu’elle anime est l’aboutissement de tout un travail qui intervient avant la leçon : elle dot planifier, préparer, réfléchir comment les élèves pourront exercer oralement un sujet donné en fonction des aptitudes de ses élèves. Elle doit réunir des éléments visuels, sonores ou pratiques pour créer une situation authentique qui permettra à chacun de s’entraîner oralement avec parfois des moyen structurels encore limités. La bonne méthode consiste à expliquer le sujet. L’exercer de manière très simple et traditionnelle avec du papier et un crayon pour que chacun puisse le signaler s’il n’a pas compris. Donner une feuille d’explication bilingue claire et détaillée qui pourra être relue. Donner un exercice à faire chez soi. Une ou deux leçons après, quand les élèves se seront familiarisés avec le nouveau sujet, il sera introduit dans la conversation et, puisqu’en plus, les activités et les supports  avec lesquels ont s’entraînera auront été créés par  nous-mêmes, la leçon de conversation marchera proportionnellement beaucoup mieux. 6. Le nombre d'élèves Last but not least - le groupe ne saurait compter plus de 4 ou max. 5  élèves. Au-delà de ce nombre,  il est utopique d'espérer un cours dans lequel la "conversation" puisse avoir une quelque efficacité. Même si la leçon est une double-période, il suffit de diviser 90 minutes par 5, déduire le temps d'explication de la maîtresse et les inévitables pertes de temps. Avec 4-5 élèves cela est effectivement susceptible de laisser entre 5 et 8 min. de temps de parole à chacun - pour autant que l'animatrice gère efficacement  (sinon, quelqu'un disposera peut-être de 15 minutes et quelqu'un de 0 minutes) - mais si le nb. d'élèves dépasse 4 ou 5, on ne saurait parler de conversation.

Une leçon au cours de laquelle on n’a pas tous bien ri un coup, n’est pas une bonne leçon

 

 

 

 
  JEF: 08.12